Le mot épiphanie vient du grec et signifie « apparition ». Cette tradition chrétienne commémore la présentation de l’enfant Jésus aux Rois Mages. Elle se fête le 6 janvier soit 12 jours après la naissance du christ.
L’origine de la fève remonte au temps des Romains. Pendant les saturnales, la fève désignait par tirage au sort le roi du festin, et permettait à un esclave de devenir provisoirement le maître. La tradition s’est peu à peu transformée et au fil du temps est devenue plus familiale. Tout le monde se rassemble pour partager la galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi et coiffé d’une couronne en papier doré et choisira sa reine.
La fève est devenue un objet de collection et les fabophiles sont de plus en plus nombreux. La piécette d’argent, pièce d’or chez les plus riches et fève « haricot » chez les pauvres, s’est transformée en personnages, animaux ou objets de toutes sortes en porcelaine.
La galette la plus courante est la galette à la frangipane. Si vous voulez d’autres idées, je vous propose ma galette des rois aux pralines roses, ma galette pistache/cerises, ma galette au chocolat ou ma galette salée façon pastilla. Suivant les régions, d’autres recettes sont appréciées : la couronne briochée de Provence, la galette de Lorraine, le gâteau au levain de Bordeaux, le riâme de Haute-Savoie qui est une couronne au levain parfumé au citron, doré à l’œuf et décoré de petits tas de sucre cristallisé…….un des délices de mon enfance !
Traditions
dimanche 6 janvier 2013
L'épiphanie ou jour des Rois
Par Denise Gerelli le dimanche 6 janvier 2013, 10:47
mardi 1 janvier 2013
Pourquoi manger des lentilles le jour de l’an
Par Denise Gerelli le mardi 1 janvier 2013, 18:07
De nombreuses superstitions sont à l’origine de coutumes et de traditions culinaires. Manger des lentilles le jour de l’an n’échappe pas à cette règle.
Cette habitude de manger des lentilles le jour du nouvel an, gage de richesse pour l’année à venir, nous viendrait de l’Italie.
Pour la petite histoire, on raconte que cette tradition vient du fait qu’à une certaine époque, il était coutume de s’offrir le premier jour de l’année un petit sac de graines végétales en souhaitant à chacun que ces petites graines deviennent des pièces d’argent.
Une autre légende viendrait de la forme évocatrice des lentilles qui ressemblent à des petites pièces…
Quoi qu’il en soit, que l’on croit ou non à cette tradition, cette petite légumineuse est un régal pour le palais et pour la santé en raison de ses nombreuses qualités nutritionnelles et il serait dommage de s’en priver.
dimanche 12 août 2012
Thé vert à la menthe et pain de sucre Marocain
Par Denise Gerelli le dimanche 12 août 2012, 19:34
Je vous abandonne pour une semaine de vacances et à la veille de mon départ pour Marrakech, je vous offre un petit verre de thé à la menthe. En attendant mon retour, vous pouvez revoir mon reportage de Gourmandenise au pays des merveilles, ma première rencontre avec Marrakech.
Au Maroc, le thé est une boisson traditionnelle très populaire. Offrir un thé à la menthe est un rituel culturel à l’image de l’hospitalité et de la générosité Marocaine.
Le pain de sucre se détaille en morceaux à l’aide d’un petit marteau en cuivre ou en bronze. Il est fabriqué à partir de canne à sucre, pèse 2 kilos et a toujours une forme conique.
Cette forme conique était à l’origine due au moulage. Il était moulé dans un cône entonnoir pour qu’il cristallise en laissant écouler le sirop. Le pain de sucre ainsi obtenu appelé sucre de « première coulée » était d’excellente qualité et considéré comme un produit de luxe. On l’offrait lors des fêtes familiales comme les mariages ou les baptêmes. Aujourd’hui, il a toujours la même forme et est principalement utilisé pour sucrer le thé à la menthe.
Ingrédients pour 6 personnes :
• 3 cuillères à café de Thé vert de chine
• 1 bouquet de menthe fraiche (5/6 branches) + 6 feuilles
• 6 morceaux de sucre (la quantité varie en fonction du goût de chacun)
• 1,5 litre d’eau
Laver le bouquet de menthe et l’essorer doucement avec du papier absorbant.
Porter de l’eau à ébullition dans une casserole ou une bouilloire et rincer la théière avec un peu d’eau bouillante.
Verser le thé dans la théière et verser un verre d’eau bouillante pour le rincer. Vider l’eau en laissant le thé dans la théière.
Ajouter les feuilles de menthe et le sucre puis remplir avec l’eau bouillante. Fermer la théière puis laisser infuser au moins 5 minutes.
Remuer avec une cuillère en écrasant légèrement les feuilles de menthe.
Déposer une feuille de menthe dans chaque verre puis verser le thé bouillant dessus.
Déguster avec les traditionnelles pâtisseries Marocaines.
Mon p’tit grain d’sel
Il est dit qu’un bon thé se juge à « l’épaisseur de son Turban ». C’est-à-dire à l’épaisseur de la mousse qui se forme à la surface quand on le verse.
On peut varier les arômes en remplaçant la menthe par de la verveine citron. On peut aussi ajouter de l’eau de fleurs d’oranger ou du safran.
Je laisse le dernier mot à Fatéma Hal, la plus grande ambassadrice de la cuisine Marocaine :
« Chez nous, la cuisine est un art, certes, mais elle est aussi et surtout l’expression d’une identité millénaire. Elle est la marque indélébile d’une authenticité et le dépositaire réel d’une mémoire que le temps et les événements ont fécondé »
Fatéma Hal
samedi 11 février 2012
Cuisine aphrodisiaque pour fêter les Valentins et les Valentines
Par Denise Gerelli le samedi 11 février 2012, 08:44
Au Moyen âge, la mi-février était associée à la saison des amours. Elle est devenue au fil du temps, la fête des amoureux. Il a d’ailleurs longtemps été de tradition de faire sa demande en mariage ce jour là.
Pour célébrer la Saint Valentin, quoi de mieux que la cuisine aphrodisiaque.
Aphrodisiaque vient d’Aphrodite, déesse de l’amour, de la beauté et de la fécondité. Elle émergea dans le plus simple appareil des eaux bouillonnantes et elle symbolise la sexualité et la féminité.
Certaines épices, appelées « épices chaudes » sont les principales bases de la cuisine amoureuse, mais de nombreux aliments et mets sont tout aussi réputés. Ces épices étaient d’ailleurs à l’origine utilisées en médecine. Les vertus efficaces qui mettent en « émoi » sont généralement celles qui favorisent la circulation sanguine et qui donnent du tonus.
Voila une petite liste non exhaustive des plus réputés :
Asperge : elle doit ses propriétés à sa richesse en vitamine C (surtout dans les pointes vertes) mais aussi à sa forme symbolique qui devient dès l’antiquité une figure phallique. Elle fut appelée « Prodige du ventre » par Pline. Pour la petite histoire, Mme Du Barry faisait préparer pour Louis XV des pointes d’asperges poivrées et le Roi Soleil en demandait chaque jour à sa table pour avoir le plaisir d’honorer Madame de Maintenon…
Artichaut : Il a la réputation de réchauffer le corps et l’âme et devrait s’écrire Artichaud.
Cardamome : appelée reine des épices, elle a comme réputation d’accroitre le plaisir
Cannelle : elle est stimulante et son efficacité se traduit par un réchauffement de l’organisme et une augmentation de la vitalité. En médecine chinoise, elle est couramment utilisée contre l’impuissance masculine et la stérilité féminine
Céleri : c’est un stimulant qui a la réputation de donner une nouvelle jeunesse et de rendre la forme aux vieux maris
Chocolat : Il y aurait une similitude entre l’amour du chocolat et les plaisirs charnels
Gingembre : le plus réputé de tous. C’est un stimulant de la circulation sanguine qui provoque un afflux sanguin et une meilleure irrigation des extrémités de l’organisme. En chinois, son nom signifie « virilité ». Surnommé « l’aimé des dames », on dit qu’il met le feu au corps.
Muscade : stimulant efficace contre la fatigue musculaire et les faiblesses sexuelles
Pistache : Une légende rapporte que la reine de Sabah avait monopolisé les récoltes de pistaches de toute la Syrie parce qu’elles lui permettaient d’éveiller le désir. On raconte même qu’elle en offrait à tous ses favoris
Piment : réputé pour réchauffer et réveiller les sens
Roquette : elle était appelée « herbe lubrique », on dit même qu’elle était bannie des jardins des monastères
Mon p’tit grain d’sel :
Pour réchauffer les corps et les cœurs, je vous propose de revoir ma recette du vin d’Hypocras.
Mythe ou réalité, je vous laisse le plaisir de tester pour le savoir.
vendredi 6 janvier 2012
L'épiphanie ou jour des Rois
Par Denise Gerelli le vendredi 6 janvier 2012, 11:01
Le mot épiphanie vient du grec et signifie « apparition ». Cette tradition chrétienne commémore la présentation de l’enfant Jésus aux Rois Mages. Elle se fête le 6 janvier soit 12 jours après la naissance du christ.
L’origine de la fève remonte au temps des Romains. Pendant les saturnales, la fève désignait par tirage au sort le roi du festin, et permettait à un esclave de devenir provisoirement le maître. La tradition s’est peu à peu transformée et au fil du temps est devenue plus familiale. Tout le monde se rassemble pour partager la galette. Celui qui trouvera la fève sera couronné roi et coiffé d’une couronne en papier doré et choisira sa reine
La fève est devenue un objet de collection et les fabophiles sont de plus en plus nombreux. La piécette d’argent, pièce d’or chez les plus riches et fève « haricot » chez les pauvres, s’est transformée en personnages, animaux ou objets de toutes sortes en porcelaine.
La galette la plus courante est la galette à la frangipane. Si vous voulez d’autres idées, je vous propose ma galette pistache/cerises, ma galette au chocolat ou ma galette salée façon pastilla. Suivant les régions, d’autres recettes sont appréciées : la couronne briochée de Provence, la galette de Lorraine, le gâteau au levain de Bordeaux, le riâme de Haute-Savoie qui est une couronne au levain parfumé au citron, doré à l’œuf et décoré de petits tas de sucre cristallisé…….un des délices de mon enfance ! Pour voir ma recette, c’est ici
dimanche 25 décembre 2011
Joyeux Noël
Par Denise Gerelli le dimanche 25 décembre 2011, 12:09
Joyeux Noël à vous tous. Que cette journée vous soit belle et douce auprès de votre famille et de tous ceux que vous aimez. A très vite pour d’autres échanges gourmands.
dimanche 29 mai 2011
Bonne fête à toutes les mamans
Par Denise Gerelli le dimanche 29 mai 2011, 07:47
Ces quelques mots de Khalil Gibran pour toutes les mamans du monde :
”La mère est tout dans la vie. Elle est la consolation dans la tristesse, le secours dans la détresse, la force dans la faiblesse. Elle est la source de la tendresse, de la compassion et du pardon.”
Khalil Gibran
“Le Prophète”
dimanche 1 mai 2011
1er Mai
Par Denise Gerelli le dimanche 1 mai 2011, 08:20

« Le premier Mai c’est pas gai,
Je trime, a dit le muguet.
Muguet, sois pas chicaneur,
Car tu donnes du bonheur. »
Extrait de la chanson Discours des fleurs de Georges Brassens.
Le Muguet, appelé aussi Lys des vallées, est le symbole du printemps et du renouveau. Il était aussi celui de l’amour, car dans les campagnes françaises, les jeunes hommes avaient coutume d’en accrocher un bouquet dans la nuit du 30 avril, à la porte de leur bien aimée.
Plusieurs légendes s’affrontent sur l’histoire du 1er Mai, bien avant que ce jour célèbre la fête du travail :
• On raconte que le muguet a été crée par Apollon pour les Muses.
• On raconte aussi, que Charles IX, instaura la tradition d’offrir un brin de muguet en guise de porte-bonheur en 1561 à toutes les dames de la cour en souvenir du muguet qui lui avait été ramené d’Italie l’année précédente à la même date. Il décida qu’il en serait ainsi chaque année.
Mais attention toutefois, le muguet est une plante toxique, y compris l’eau du vase dans lequel il se trouve…
samedi 23 avril 2011
Joyeuses Pâques
Par Denise Gerelli le samedi 23 avril 2011, 08:49
Demain c’est Pâques et le chocolat sera de nouveau à l’honneur. En Hébreux, le terme de Pâques signifie « passage ». Il désignait tout simplement le retour du printemps, soit le « passage » d’une saison à l’autre.

Puis Pâques est devenu, pour les chrétiens, le symbole de résurrection de Jésus Christ. Cette fête est célébrée partout dans le monde.
L’œuf a toujours été le symbole de l’éternité, de la fécondité et de la renaissance. La coutume d’offrir des œufs de Pâques remonte à l’antiquité, mais à partir du moyen âge, pendant la période du Carême, les œufs que pondaient les poules tous les jours étaient ramassés sans être consommés puisqu’il était interdit de les consommer pendant cette période. Le dimanche de Pâques, on les offrait aux enfants, après les avoir peints et fait bénir.
Peu à peu, les œufs naturels furent remplacés par des œufs en chocolat.
Chaque pays a ses propres coutumes :
En Belgique et en France (à part l’Alsace où c’est un lièvre), la légende veut que ce soit les cloches, parties à Rome le jeudi Saint, qui éparpille en carillonnant, des œufs de toutes les couleurs dans les jardins à leur retour le dimanche de Pâques. En Suisse, c’est Jeannot lapin ou un coucou (suivant le canton), au Tyrol, c’est la poule de Pâques, en Allemagne, c’est un lapin blanc, une cigogne ou un renard, aux Etats-Unis, c’est un lièvre.
Si vous voulez quelques idées pour Pâques, retrouvez ma recette d’œufs teints au naturel, mes œufs à la coque en chocolat, ou mes œufs brouillés au saumon

lundi 7 mars 2011
La tradition de Mardi Gras et du beignet de Carnaval
Par Denise Gerelli le lundi 7 mars 2011, 11:28
A l’origine de nombreuses fêtes traditionnelles et gourmandes, il y a presque toujours une signification religieuse et mardi-gras, qui est demain, n’échappe pas à la règle.
Pour préparer Pâques, les chrétiens pratiquaient le carême. Le Carême était une période de jeûne et de prière qui durait 40 jours, en souvenir de la retraite de Jésus dans le désert. Par opposition à ces privations, un jour d’abondance le précédait : Mardi-gras.
Ce jour là, était le dernier jour où les chrétiens pouvaient manger du « gras », d’où son nom. Tous les excès étaient permis, aussi bien dans la consommation de nourriture que dans l’apparence vestimentaire d’où les déguisements de Carnaval.
La tradition de faire des crêpes et des beignets vient de la nécessité d’épuiser toutes les provisions d’œufs et de gras qui ne pouvaient pas se conserver pendant les 40 jours du Carême.
Le mot Carnaval est issu du latin « carnelevare », qui veut dire « ôter la viande » et correspond à l’interdiction de manger de la viande pendant le carême.
Aujourd’hui, cette coutume religieuse est beaucoup moins respectée, mais la tradition culinaire de mardi-gras persiste avec la confection des beignets de Carnaval.
Mon p’tit grain d’sel
Chaque région a sa propre recette et sa propre appellation. En voici quelques exemples : les bugnes de Lyon, les Roussettes de Strasbourg, les Merveilles de Gascogne et de Haute Savoie, les Bottereaux des Charentes, les Oreillettes de Provence, mais aussi les chichis, les pets-de Nonne, les chiquenaudes,…
Les recettes varient selon que l’on utilise du beurre, de l’huile ou de la crème, de la levure de boulanger ou de la levure chimique, de l’eau de fleur d’oranger, du rhum, du citron, de l’anis ou du Pastis.
Je vous donne rendez-vous dès demain pour ma recette de « merveilles ».
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