mercredi 17 avril 2013

Diots Savoyards à la Mondeuse

Cette saucisse typiquement Savoyarde se cuisine plus traditionnellement au vin blanc. Cette habitude de la cuisiner au vin vient du fait que le Diot (Djô en Patois) est originaire de régions de vignobles Savoyards. D’ailleurs, autrefois les vignerons les faisaient griller sur les sarments dans leurs celliers. Cette façon vigneronne de les cuisiner au vin rouge rend ces petites saucisses confites et délicieusement parfumées par les arômes fruités de la Mondeuse. La Mondeuse est un vin rouge de Savoie issu du cépage Mondeuse noire.

Diots-a-la-Mondeuse-5.jpg Ingrédients pour 4 personnes :

• 4 Diots fumés ou non (ou 8 selon les appétits)

• 10 g de beurre

• 1 gros oignon rouge

• 1 gousse d’ail, 1 feuille de laurier

• 1 cuillère à café de concentré de tomate

• 6 tomates confites égouttées

• Sel, poivre, 1 pincée de sucre

• 1/2 bouteille de Mondeuse

Dans une sauteuse, faire fondre l’oignon finement ciselé dans le beurre chaud. Quand il est translucide et commence à prendre couleur, ajouter les diots, les tomates confites coupées en morceaux, l’ail dégermé, le laurier, la pincée de sucre et le concentré de tomate.
Déglacer avec le vin rouge, saler, poivrer, couvrir et laisser cuire pendant 1 heure à feu doux. Tourner les diots en cours de cuisson et ajouter un verre d’eau à mi-cuisson.
A la fin de cuisson, les diots doivent être confits et la sauce bien réduite et onctueuse. Au besoin, prolonger la cuisson encore quelques minutes sans le couvercle.
Servir avec une polenta ou un gratin de crozets et accompagner ce plat d’une bouteille de Mondeuse.

Diots-a-la-Mondeuse-2.jpg Diots-a-la-Mondeuse-3.jpg Diots-a-la-Mondeuse.jpg

Mon p’tit grain d’sel
En pleine saison, les tomates confites peuvent être remplacées par 2 tomates fraiches bien mûres, pelées et épépinées. Si vous n’avez pas de Mondeuse, vous pouvez utiliser à la place un vin rouge assez corsé à base de Syrah. On peut faire cette recette dans une cocotte et faire cuire au four à 175 °.

mardi 12 mars 2013

Lapin à la bière brune, aux pruneaux et à la moutarde à l’ancienne

Dans quelques jours, c’est la Saint-Patrick, c’est donc l’occasion de cuisiner un plat à la bière.
Patrick est le Saint Patron de l’Irlande. Cette tradition celtique est fêtée le 17 mars en souvenir de Saint-Patrick, considéré comme l’évangélisateur de l’Irlande et le fondateur du christianisme Irlandais. Mais cette fête est aussi dédiée à l’arrivée du printemps et elle est incarnée par la couleur verte. C’est aussi Saint Patrick qui a consacré le trèfle comme symbole de l’Irlande.
Dans cette recette, le sucré des pruneaux contrebalance la légère amertume apportée par la bière pour donner un plat sucré/salé gourmand et équilibré.

Lapin-aux-pruneaux-et-a-la-biere-brune-4.jpg Ingrédients :

• 1 lapin de 1 kg 200 coupé en morceau

• 1 botte d’oignons frais ou 2 oignons moyens

• 50 g de beurre

• 1 cuillère à soupe de farine

• 50 cl de bière brune + 25 cl

• 1 cuillère à soupe d’huile

• 2 cuillères à café de moutarde à l’ancienne

• 250 g de pruneaux d’Agen

• 1 gousse d’ail

• 1 bouquet garni

• Sel, poivre

Éplucher et émincer les oignons, peler et écraser l’ail.
Dans une cocotte, faire revenir les morceaux de lapin avec les oignons dans le beurre et l’huile. Laisser bien dorer de tous côtés. Saupoudrer avec la farine, mélanger et laisser dorer afin d’obtenir un roux.
Mouiller avec les 50 cl de bière. La viande doit être entièrement recouverte. Ajoutez le bouquet garni, saler, poivrer et portez à ébullition.
Pendant ce temps, mélanger dans un petit saladier la moutarde, l’ail écrasé et les 25 cl de bière restant. Ajouter le tout dans la cocotte. Couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 30 minutes. Au bout de ce temps, ajouter les pruneaux et poursuivre la cuisson pour 45 minutes.
Dresser dans un plat creux et servir chaud, avec des pommes de terre, du riz, des pâtes fraîches ou de la polenta. Servir bien évidemment avec une bière brune.
Lapin-aux-pruneaux-et-a-la-biere-brune-1.jpg Lapin-aux-pruneaux-et-a-la-biere-brune-2.jpg Lapin-aux-pruneaux-et-a-la-biere-brune-3.jpg Mon p’tit grain d’sel
Pour une plus jolie présentation au moment du service, on peut passer la sauce au chinois avant de la verser sur les morceaux de lapin et de pruneaux. Les pruneaux peuvent être remplacés par des abricots secs.

mardi 22 janvier 2013

Daube de Sanglier au vin rouge

Issue d’une famille de chasseur, j’ai toujours été habituée depuis mon enfance à manger du gibier. Le sanglier est certainement celui que je préfère. J’aime cette viande de caractère qui mijote longuement et mon frère me fait souvent le plaisir de me donner des morceaux de choix. Je le cuisine habituellement en civet, mais cette fois ci n’ayant pas de sang, J’ai choisi de le cuisiner en daube avec une sauce au vin rouge.
Daube-de-sanglier-au-vin-rouge-bis.jpg

Ingrédients pour 6 personnes :
• 1 cuissot de sanglier de 2 kg
• 3 cuillères à soupe de cognac
• 30 g de beurre
• 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
• 1 cuillère à soupe de farine
• 1 cuillère à café de concentré de tomate bio
• 250 ml de bouillon
• Sel, poivre

Pour la marinade :
• 3 carottes
• 1 gros oignon rouge
• 1 bouquet garni
• 1 gousse d’ail
• 1,5 litre de vin rouge corsé

Découper le sanglier en gros cubes et les déposer dans un grand saladier. Laver, éplucher et couper en dés les carottes et ciseler l’oignon. Mettre sur la viande, avec la gousse d’ail, le bouquet garni et couvrir avec le vin rouge. Au besoin, ajouter un peu plus de vin pour que toute la viande soit totalement recouverte. Mettre un couvercle ou un film alimentaire et laisser mariner une nuit au réfrigérateur.
Le lendemain, égoutter la viande et les légumes en récupérant la marinade et le bouquet garni. Éponger la viande avec du papier absorbant. Filtrer et faire bouillir la marinade dans une casserole en ajoutant le bouillon. Baisser le feu et laisser en attente.
Préchauffer le four à 175 °
Dans une cocotte allant au four, faire dorer les morceaux de viande et de légumes dans l’huile d’olive et le beurre chaud. Saupoudrer de farine et laisser prendre couleur. Ajouter le concentré de tomate, déglacer avec le cognac, remettre le bouquet garni puis couvrir avec le mélange marinade/bouillon chaud.
Saler, poivrer puis mettre la cocotte au four pendant 1 h à 1 H 30 jusqu’à ce que la viande soit bien tendre.
Servir avec une polenta, des pâtes fraîches ou pourquoi pas un délicieux gratin de cardons.

Daube-de-sanglier-au-vin-rouge-1.jpg Daube-de-sanglier-au-vin-rouge-2.jpg Daube-de-sanglier-au-vin-rouge-3.jpg

Mon p’tit grain d’sel

Pour obtenir une sauce bien onctueuse, il faut passer la sauce au chinois en écrasant bien les légumes après avoir récupéré les morceaux de viande. Pour un plat encore plus gourmand on peut ajouter des champignons dans la sauce pendant la cuisson.

mardi 4 décembre 2012

Sauté d’agneau au Paprika avec Agneau Presto

L’agneau a une forte symbolique religieuse en cuisine et il est de tradition de le servir aux repas de fêtes, comme à Pâques. Aujourd’hui avec Agneau Presto, l’agneau se met au goût du jour pour s’inviter plus souvent à votre table.
Le principe Agneau Presto est de nous étonner et de nous régaler en nous permettant de cuisiner des plats gourmands en 2 temps, 3 mouvements. En émincé, en steak, en mini-rôti, en dé, en haché, l’agneau est déjà prêt pour vous faciliter la vie. Il ne vous reste plus qu’à les accommoder à votre convenance.
J’ai choisi des dés d’agneau que j’ai cuisiné en sauté, un peu à la manière d’un goulasch avec des poivrons rouges et du paprika.
Saute-d__agneau-au-paprika-II-bis.jpg Ingrédients pour 4 personnes :

• 800 g d’agneau en dés
• 1 oignon rouge
• 1 gousse d’ail
• 2 cuillères à soupe de farine
• 1 tomate
• 1 poivron rouge
• 2 cuillères à soupe de paprika doux
• ½ cuillère à café de cumin en poudre, sel, poivre
• 3 cuillères à soupe de concentré de tomates
• 500 ml de bouillon maison (ou préparé avec un cube)
• 25 cl de vin rouge
• 2 cuillères à soupe d’huile + 1

Laver le poivron, peler et enlever les graines, les parties blanches et couper en fines lanières. Peler et épépiner la tomate et coupez en petits cubes. Dans une poêle, faire rissoler les lanières de poivron dans 1 cuillère à soupe d’huile et ajouter les cubes de tomates. Baisser le feu et laisser fondre doucement quelques minutes.
Peler et émincer finement l’oignon. Faire chauffer l’huile dans une cocotte et mettre les dés d’agneau à rissoler. Ajouter l’oignon, la farine et laisser bien dorer.
Peler et écraser l’ail. Ajouter le concentré de tomate et l’ail dans la cocotte. Saisir un court instant puis arroser avec le vin et laisser évaporer quelques minutes. Ajouter les lanières de poivron et le bouillon. Saler et poivrer et mettre le paprika et le cumin.
Couvrir, baisser le feu et laisser cuire pendant 20 minutes. La sauce doit être réduite et onctueuse. Au besoin, enlever le couvercle 5 minutes avant la fin de cuisson.
Rectifier l’assaisonnement et servir avec des pommes de terre cuites à l’eau, des pâtes fraîches, de la polenta ou du riz basmati.
Saute-d__agneau-au-paprika-4.jpg Saute-d__agneau-au-paprika-5.jpg Saute-d__agneau-au-paprika-6.jpg Mon p’tit grain d’sel

Il est possible d’ajouter des petits cubes de pommes de terre dans la sauce après avoir fait dorer la viande. Ça permet de lier la sauce et de supprimer ainsi la farine.
Le paprika (poudre de piment doux) donne à ce plat une merveilleuse couleur acajou cuivré et un goût incomparable.

vendredi 6 avril 2012

Souris d’agneau confite aux épices

L’agneau a une forte symbolique religieuse, c’est pourquoi il est de tradition de le servir à Pâques. Pour ne pas faillir à cette tradition, je vous propose pour votre repas de Pâques, mes souris d’agneau confites aux épices.
La souris d’agneau est la partie attenante au manche du gigot. Cuisiné de cette façon elle tendre et délicieusement parfumée.

Souris-d__agneau-bis.jpgIngrédients pour 4 personnes :

• 4 souris d’agneau

• 1 cuillère à soupe d’huile

• 1 cuillère à soupe farine

• 1 cuillère à soupe paprika Terre exotique

• 1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique

• sel, poivre, noix muscade

• 1 branche de romarin

• 1 oignon

• 1 boite de tomates pelées concassées

• 1 pot de crème de 20 cl

• 1 gousse d’ail

Préchauffer le four à 180°
Mélanger toutes les épices avec la farine et rouler les souris dans ce mélange.
Dans une cocotte, faire colorer la viande sur toutes ses faces avec la cuillère à soupe d’huile. Retirer de la cocotte et mettre à la place l’oignon et l’ail émincés, 1 pincée de sel et laisser suer pendant 5 minutes.
Ajouter le vinaigre, la boite de tomates, le pot de crème et mélangez. Saler, poivrer et remettre la viande. Couvrir et mettre au four pour 2 heures. Les tourner 1 ou 2 fois pendant la cuisson et au besoin, ajouter un peu d’eau.
Servir avec un riz blanc ou des pâtes fraîches.

Mon p’tit grain d’sel

On peut donner un côté plus oriental à cette recette en remplaçant la noix muscade par de la cannelle, en ajoutant du safran et en servant avec de la semoule de couscous.

mardi 20 mars 2012

Osso Bucco à la Gremolata ou Ossibuchi alla Gremolada

La cuisine Italienne est une cuisine généreuse, simple, colorée et authentique issue de tradition familiale. J’aime tout dans cette cuisine, la faire bien sûr, mais aussi la manger. L’osso bucco est une recette originaire de Milan et il en existe plusieurs variantes. Pour ma part, je préfère la version à la Gremolata qui est une persillade réalisée avec de l’ail, du persil et des écorces d’oranges et de citrons râpés. Certains ajoutent même un filet d’anchois. Elle peut aussi se servir avec une autre viande blanche. Elle s’incorpore à la sauce en fin de cuisson, ou se pose simplement sur le plat avant le service.

Osso-bucco-6.jpg Ingrédients pour 6 :

• 6 tranches de jarret de veau épaisses (environ 1kg500 de poids total)
• 40 g de farine
• 2 oignons
• 6 cuillères à soupe d’huile d’olive
• 2 fois 20 g de beurre
• 1 cuillère à café de concentré de tomates
• 250 ml de bouillon de volaille maison (ou éventuellement fait avec une petite marmite et 250ml d’eau chaude)
• 1 belle branche de céleri
• 250 g de carottes
• 3 tomates ou 1 boite de 400 g de chair de tomates pelées
• 200 ml de vin blanc sec
• 1 petite branche d’Origan
• 2 gousses d’ail finement ciselé
• 1 cuillère à soupe de zeste d’orange et de citrons râpés (non traités)
• 2 cuillères à soupe de persil haché
• 3 cuillères à soupe de parmesan râpé et 1 morceau de parmesan vieux avec la croute de 50 g
• Sel, poivre

Préchauffer le four à 175°
Éplucher les légumes. Râper les carottes et hachez les oignons et le céleri dans un robot. Peler, épépiner les tomates (si vous utilisez des fraiches) et les couper en petits cubes.
Saler, poivrer et fariner la viande avant de la faire revenir dans une cocotte avec l’huile d’olive et 20 g de beurre. Une fois qu’elle est bien dorée de tous les côtés, la sortir de la cocotte et mettre à la place les 20 g de beurre restant et le hachis de légumes (carottes, oignons et céleri). Mélanger et laisser cuire 10 mn en baissant le feu.
Déglacer avec le vin blanc puis ajouter les tomates, le concentré, l’origan et le bouillon. Porter à ébullition et remettre la viande et le morceau de parmesan en ayant pris soin de gratter un peu la croute pour enlever la fine pellicule.
Dès la nouvelle ébullition, couvrir et cuire au four pendant une heure. Il faut une cuisson douce et longue pour que la viande soit bien moelleuse et le jus onctueux.
Râper les zestes d’orange et de citron et ciseler finement le persil et les gousses d’ail et mélanger le tout pour faire la gremolata.
Au bout de 1 heure de cuisson, sortir la cocotte du four. Ajouter la gremolata et le parmesan râpé. Remettre au four et prolonger la cuisson à découvert environ 10/15 mn, le temps que la sauce devienne onctueuse.
Osso-bucco-1.jpg Osso-bucco-2.jpg Osso-bucco-3.jpg Osso-bucco-4.jpg Osso-bucco-5.jpg Osso-bucco-7.jpg Mon p’tit grain d’sel
Le morceau de parmesan une fois cuit, devient tendre et moelleux tout en parfumant la sauce. C’est un vrai régal ! J’ai ajouté aussi quelques oignons frais qui deviennent fondant à la cuisson.
Ce plat s’accompagne traditionnellement de risotto. Pour ma part, je l’aime avec des pâtes fraiches ou avec une petite polenta gratinée.
Gremolata vient de Gremolà qui veut dire en Italien, réduire en grains et Osso Bucco veut dire « os troué ».

mardi 20 décembre 2011

Civet de Cerf sauce grand veneur - Repas festif, acte III : Gibier

Cela peut paraitre surprenant de proposer une recette de gibier comme idée pour le repas de Noël et je me doute que ce n’est pas du goût de tout le monde. Mais cette viande a, pour moi, une saveur particulière. Issue d’une famille de chasseur, j’ai toujours été habituée à avoir du gibier dans mon assiette et je n’ai pas mangé de cerf depuis le décès de mon papa. Inutile de vous dire que lorsqu’un chasseur de mon village m’en a proposé un morceau, c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai eu envie de le cuisiner. Je ne suis pas une passionnée ni une adepte de la chasse, mais j’aime cette viande de caractère qui me rappelle mon enfance.

Civet-de-cerf-1.jpgIngrédients pour 6 personnes :

• 1 kg 500 de cerf dans l’épaule

• 1 bouteille de vin rouge corsé

• 1 gousse d’ail, 1 bouquet garni, sel, poivre

• 2 oignons, 2 carottes

• 1 petite branche de céleri

• ½ litre de bouillon de viande maison ou reconstitué
• 1 cuillère à soupe de farine

• 20 g de beurre, 3 cuillères à soupe d’huile

• 1 cuillère à café de concentré de tomate bio

• 2 cuillères à soupe de cognac

• Confiture d’airelles ou de groseilles

La veille, découper la viande en cubes et les déposer dans un grand saladier
Laver, éplucher et couper en dés les carottes et les oignons. Ajouter sur la viande, avec la gousse d’ail, le bouquet garni et couvrir avec le vin rouge. Au besoin, ajouter un peu de vin rouge pour que toute la viande soit totalement recouverte. Mettre un couvercle ou un film alimentaire et laisser mariner une nuit au frais.
Le lendemain, égoutter la viande et les légumes. Filtrer la marinade, récupérer le bouquet garni et la faire bouillir dans une casserole en ajoutant le bouillon. Baisser le feu et laisser en attente.
Préchauffer le four à 175 °
Dans une sauteuse, faire dorer les carottes et les oignons dans l’huile et le beurre chaud, puis ajouter la viande, saupoudrer avec la cuillère de farine et laisser rôtir pendant quelques minutes. Ajouter le concentré de tomate, le bouquet garni, déglacer avec le cognac puis couvrir avec le mélange marinade/bouillon. Saler, poivrer, verser le tout dans une cocotte allant au four et laisser cuire à couvert pendant 1 h 30 jusqu’à ce que la viande soit bien tendre. Pour servir, récupérer les morceaux de viande puis passer la sauce au chinois en écrasant bien les légumes. Ajouter 2 belles cuillères à soupe de confiture d’airelles et napper la viande.

Servir avec une polenta ou pourquoi pas un délicieux gratin de cardons. Pour voir ma recette, c’est ici

Mon p’tit grain d’sel

Vous pouvez faire votre bouillon maison avec les os et les parures que vous avez récupéré après avoir coupé l’épaule en morceaux. Faire rissoler le tout dans un peu d’huile avec jusqu’à obtenir une belle coloration. Saler, puis couvrir d’eau et laisser cuire pendant 2 bonnes heures à couvert. La véritable recette de civet se réalise normalement avec du sang de porc ou mieux, du gibier cuisiné. Vous pouvez revoir la recette de mon civet de lapin

mercredi 16 novembre 2011

Tajine d’agneau aux coings

Le coing est un des rares fruits qui ne se mange que cuit. Il donne des gelées et des pâtes de fruits délicieuses. Je n’ai pas la chance d’en avoir dans mon jardin, mais un collègue du club de marche de mon mari m’a fait l’agréable surprise de m’en offrir. J’aime le coté acidulé du coing qui se marie à merveille avec l’agneau et les épices. Ce plat aux saveurs orientales me rappelle mon voyage au Maroc.

Tajine-d__agneau-aux-coings.jpgIngrédients pour 6 personnes :

• 1 kg 200 d’agneau dans l’épaule ou gigot

• 1 oignon rouge, 1 tomate

• 3 cuillères à soupe d’huile d’olive

• 150 ml de bouillon

• 1 cuillère à café de ras el hanout

• 1 cuillère à café de cannelle

• 1 pincée de gingembre, Sel, poivre

• 1 kg de coings

• 10 g de beurre

• 2 cuillères à soupe de miel

• 2 cuillères à soupe de sucre roux

Préchauffer le four à 175°
Peler l’oignon et le ciseler finement. Laver, épépiner et couper la tomate en petits dés.
Dans une cocotte, faire dorer la viande coupée en gros cubes avant d’incorporer les dés de tomates et l’oignon ciselé. Saupoudrer avec les épices, saler, poivrer et déglacer avec le bouillon. Mélanger, couvrir et cuire au four à 175° pendant une bonne heure. Remuer à mi-cuisson en ajoutant un peu d’eau si besoin.
Pendant ce temps, laver et essuyer les coings. Couper en 4 en enlevant le cœur et les pépins mais en laissant la peau.
Faire fondre le beurre dans une sauteuse et mettre les morceaux de coings à rissoler doucement. Quand ils sont dorés, ajouter le miel et le sucre roux et laisser cuire 15 minutes sur feu doux en ajoutant un peu de bouillon prélevé dans la cocotte. Il faut que les morceaux de coings soient dorés, tendres mais restent entier.
Quand la viande est cuite, ajouter les coings dans la cocotte et remettre au four 10 minutes pour que les arômes se mélangent.
Servir chaud avec une semoule de couscous.
Tajine-d__agneau-aux-coings-1-bis.jpg Tajine-d__agneau-aux-coings-1.jpg Tajine-d__agneau-aux-coings-2.jpg Tajine-d__agneau-aux-coings-4.jpg Tajine-d__agneau-aux-coings-6.jpg Tajine-d__agneau-aux-coings-5.jpg Mon p’tit grain d’sel
Avant de servir, décorer avec des graines de sésame ou des noix de cajou concassées et de la coriandre fraiche si vous aimez.
Cette recette peut se faire avec des souris d’agneau. Pour qu’elle soient bien confites, il faut poursuivre la cuisson au four.

mardi 22 mars 2011

Curry d'agneau à la pâte de curry rouge

J’ai adapté ma recette de curry d’agneau en remplaçant le curry en poudre par de la pâte de curry rouge de la maison Ayam. Le résultat est très gourmand, un peu plus épicé et on obtient une sauce avec une très belle couleur.

Curry-d__agneau.jpgIngrédients pour 6 personnes :

• 1 kg 200 d’épaule d’agneau désossée

• 1 brique 1/2 (30 cl) de lait de coco Ayam

• 1 oignon, 2 gousses d’ail

• 1 pomme, 2 tomates

• 1 verre de vin blanc

• 3 cuillères à soupe de pâte de curry rouge Ayam
• sel, poivre, curry en poudre

• 3 cuillères à soupe d’huile

• 60 g de raisins blonds secs

• 2 cuillères à soupe d’amandes effilées

• 50 cl de crème fraiche, 2 bananes

Couper la viande en morceaux. Laver, peler, épépiner les tomates et la pomme et les couper en petits cubes. Peler et ciseler finement l’ail et l’oignon.
Dans une sauteuse faire dorer la viande dans l’huile chaude puis ajouter les oignons finement ciselés. Verser le vin blanc et laisser évaporer en grattant bien les sucs dans le fond de la sauteuse. Ajouter les dés de tomate, les dés de pomme, l’ail, les raisins et le lait de coco. Incorporer les 3 cuillères à soupe de pâte de curry, saler, poivrer modérément et laisser mijoter une vingtaine de minutes.
Écraser les bananes et mélanger à la crème épaisse. Verser dans la sauteuse et laisser épaissir quelques minutes.

Rectifier l’assaisonnement, au besoin ajouter un peu de lait de coco pour adoucir, si c’est trop fort. Servir avec un riz à l’indienne, un riz blanc ou des nouilles asiatiques et saupoudrer avec les amandes effilées légèrement torréfiées et un peu de curry en poudre.

Mon p’tit grain d’sel
Curry vient du terme hindi « Kari » qui désigne à la base un plat de légumes, de viandes ou de poissons mijotés dans une sauce épicée. Par extension, le même mot est utilisé pour nommer le mélange d’épices servant à le cuisiner. Ce sont les Anglais qui ont transformé le terme Kari en Curry. Le mélange d’épices varie mais il y a obligatoirement une même base de curcuma, de gingembre, de poivre et de piment rouge, auquel on peut ajouter de la coriandre, du cumin de la noix de muscade, de la cannelle…
Si vous n’avez pas de pâte de curry rouge, vous pouvez faire cette recette en ajoutant 4 cuillères à soupe bombées de curry en poudre.
Si vous aimez le curry, vous pouvez revoir :
Curry-de-lotte-aux-gambas-1-bis.jpgmon curry de lotte aux crevettes



Croustillant-de-crevettes-sauce-curry.jpgmon croustillant de crevettes

mercredi 23 février 2011

Brascioles Coratines

Les Brascioles sont originaires de Corato, une ville des Pouilles en Italie. C’est une version de nos paupiettes mais qui se réalisent avec de la viande de cheval. Elles mijotent longuement dans une sauce tomate au vin et s’accompagnent généralement de Strachnottes (petite orechiettes). Mais on peut tout à fait les servir avec des tagliatelles fraîches à la semoule, voir ma recette ici. Pour en savoir un peu plus sur la viande de cheval, vous pouvez consulter le site Viande Chevaline ou le site du centre d’information des viandes (CIV)

Braschiolles-5.jpgIngrédients pour 6 personnes :

• 6 steaks de cheval de préférence dans la bavette (choisir des tranches fines et très larges)

• 6 tranches de pancetta

• 2 gousses d’ail

• 12 olives noires ou vertes

• 150 g de Pecorino ou de Parmesan

• 1 petit bouquet de persil

• 2 cuillères à soupe d’huile d’olive

• 250 ml de vin rouge

• 500 ml de coulis ou de purée de tomates

• 1 oignon, un bouquet garnis, Sel, poivre


Ciseler finement les gousses d’ail et laver et hacher le persil.
Sur le plan de travail, étaler les steaks et répartir sur chacun, une tranche de pancetta, l’ail ciselé, deux olives dénoyautées et coupées en deux, le persil haché et un bâtonnet de fromage. Saler, poivrer et rabattre un peu de viande de chaque coté de la farce pour la fixer à l’intérieur et rouler pour obtenir de jolies paupiettes. Attacher avec de la ficelle de cuisine et laisser en attente.

Peler et ciseler finement l’oignon.
Dans une cocotte, faire dorer les Brascioles de toutes parts dans l’huile chaude et ajouter les oignons ciselés. Déglacer avec le vin rouge en grattant bien les sucs de viande au fond de la cocotte et laisser réduire le vin rouge de moitié. Ajouter la sauce tomate, mettre le bouquet garnis et laisser mijoter 2 heures sur feu doux. Tourner les Brascioles de temps en temps et rajouter un peu d’eau au besoin.

Servir avec des pâtes fraîches, napper généreusement de sauce et saupoudrer le tout de parmesan ou pecorino râpé.

Braschiolles.jpgBraschiolles-3.jpgBraschiolles-2.jpg









Mon p’tit grain d’sel

Ce plat, comme tous les ragouts peut être fait à l’avance et se réchauffe très bien.

Si vous n’aimez pas la viande de cheval, vous pouvez la remplacer par des steaks de bœufs. Le fromage peut aussi être remplacé par du comté. Quelque soit le fromage de votre choix, vous pouvez le mettre soit en bâtonnet, soit en copeaux, soit râpé.
Pour renforcer le gout de la sauce, vous pouvez ajouter des cotes de cheval et les faire revenir en même temps que les Brascioles.

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